samedi 29 décembre 2012

Eugène Belliveau

Natif de Clarke City, près de Sept-Îles, Eugène Belliveau a toutefois grandi au Nouveau-Brunswick et a fait son stage universitaire avec les X-Men de l’Université St.Francis Xavier, en Nouvelle-Écosse.
 
Ailier défensif d’un physique imposant (6’3’’, 245 lbs), il fut repêché par les Alouettes en 1980, avec leur choix de troisième ronde, 23e au total.
 
Dès sa première année, il joua douze matchs et se permit même de marquer un touché sur un revirement, au sein d’une équipe qui termina avec une fiche de .500 (8-8).  L’année suivante, 1981, fut pour le moins tumultueuse (voir texte du 8 septembre) et l’équipe fit faillite.  Pour 1982, il dut donc troquer le bleu Alouette pour le rouge Concorde, au sein d’une équipe qui se cherchait grandement.
 
Il y sera jusqu’en 1984.  Mais alors que l’équipe semble finalement faire des progrès (fiche de 8-8 en 1985), Belliveau n’y est plus, puisqu’il a été échangé aux Stampeders avant le début de la saison, contre le botteur et receveur de passe Mike McTague.  Les Stamps terminent derniers de la ligue, avec une fiche de 3-13.
C’est finalement en 1986 que Belliveau peut enfin s’aligner avec une équipe avec une fiche gagnante (11-7).
 
Il sera à Calgary pour le reste de sa carrière (jusqu’en 1989).  Il accumula au fil des ans 41 sacs du quart et une interception.   
Par la suite, il devint policier, d’abord à Calgary, avant de retourner au Nouveau-Brunswick, dans la région de St.John.  Son implication auprès des jeunes dans son travail a d’ailleurs été soulignée au niveau national.  Il s’implique également au niveau du football mineur.
 
Sources : « Mur de la Renommée » (moncton.ca), « Justice pour les jeunes : Lauréats et candidats 2006 » (justice.gc.ca), « Crusaders capture season opener » de Jon MacNeill, 12 septembre 2009, Telegraph-Journal, p.C8 (gridironnewbrunswick.org), cflapedia.com, wikipedia.org.

mercredi 26 décembre 2012

samedi 22 décembre 2012

Joe Theismann

Quart-arrière de la prestigieuse Université Notre Dame, Joe Theismann était un aspirant très sérieux au Trophée Heisman, remis au meilleur joueur des rangs universitaires aux États-Unis, pour l’année 1970.  Theismann termina toutefois deuxième, derrière Jim Plunkett.
 
Une autre déception l'attendait ensuite.  Au repêchage, Plunkett fut choisi premier, mais Theismann dut patienter jusqu'au quatrième tour (99e au total) avant d’entendre son nom, par les Dolphins de Miami.  Il semblerait que les équipes recherchaient de grands quarts.  Theismann, du haut de ses 6 pieds (trois pouces de moins que Plunkett) était considéré comme petit.
 
 
Les Dolphins lui offrirent alors 17 000$ pour un an.  Les Argonauts, de leur côté, lui offrirent 50 000$ par année pendant trois ans, en plus d’un boni à la signature de 50 000$.  Theismann tenta de faire monter les enchères du côté de Miami, mais les négociations furent ardues et il décida finalement de prendre l’offre des Argos, causant la colère de Don Shula, l’entraîneur des Dolphins.
 
Une fois à Toronto, le poste ne lui est néanmoins pas revenu de droit.  Les Argos avaient également signé Greg Barton, qui avait joué précédemment avec les Lions de Détroit.  L’entraîneur Leo Cahill eut alors l’idée plutôt inhabituelle d’alterner les séquences de jeu entre ses deux quarts.  Peu importe ce que faisait l’un, l’autre prenait la relève à la séquence suivante.  L’approche ne plaisait pas à Theismann, mais Cahill refusa de changer quoi que ce soit.
 
 
Theismann utilisa donc une autre tactique.  Il invita donc à manger avec son coéquipier à plusieurs reprises et dans des endroits pas vraiment très santé.  Barton prit rapidement vingt livres et son jeu en pâtit.  De son côté, Theismann fut nommé sur l’équipe d’étoiles de l’est et mena les Argonauts à leur première finale de la Coupe Grey en presque vingt ans.  Les Argos subirent toutefois une défaite crève-cœur sur un revirement.
 
L’année 1972 fut moins intéressante pour Theismann.  Il rata une bonne partie de la saison suite à une fracture de la jambe et Toronto termina l’année avec une fiche de 3-11.
 
Il revint en force pour 1973, la dernière année de son contrat, et fut de nouveau nommé sur l’équipe d’étoiles de l’est.  Il ne put toutefois pas s’entendre au sujet d’un nouveau contrat et décida de tenter sa chance dans la NFL.
 
 
Recruté initialement comme retourneur de botté par les Redskins de Washington, il reprit éventuellement son poste de quart, jusqu’à devenir partant en 1978.
 
Il fut choisi à deux reprises pour le Pro Bowl (1982 et 1983) et le joueur le plus utile à son équipe en 1983.  En janvier 1983, il a mené les Redskins à une victoire au Super Bowl XVII, contre les mêmes Dolphins qui l’avaient repêché en 1971, et toujours dirigés par Don Shula.
 
Sa carrière sur le terrain s’est abruptement terminée en novembre 1985, alors qu’en se faisant plaquer par Lawrence Taylor des Giants de New York, sa jambe fut littéralement pliée en deux, la fracture provoquant au niveau du terrain un son assez terrifiant.
 
 
Theismann réorienta alors sa carrière et devint commentateur.
 
Sources : Connor, Brendan, The Broadview Book of Sports Anecdotes, Boadview Press, 1989, p.108 à 111, wikipedia.com.

mercredi 19 décembre 2012

Herb Trawick


En 1946, Jackie Robinson devint le premier joueur de baseball professionnel noir à jouer avec les blancs, en s’alignant avec les Royaux de Montréal, le club AAA des Dodgers de Brooklyn.
1946, c’est aussi la première saison des Alouettes.  Devant le succès remporté par Robinson, les propriétaires Lew Hayman et Léo Dandurand (voir texte du 1er septembre) décidèrent également d’embaucher des joueurs noirs. 
(À titre de comparaison, la NFL avait déjà eu quelques noirs, avant de les bannir de 1934 à 1945.  Les Rams furent forcés en 1946 d’en embaucher au moins un par les autorités locales, pour pouvoir déménager à Los Angeles et louer le Coliseum.  La ligue rivale de la NFL de l’époque, l’AAFC, formée en 1946, se montra un peu plus proactive à ce niveau.)
 
Hayman et Dandurand portèrent leurs choix vers John Moody et Herb Trawick (qui signa pour un an, pour un montant de 1600$).  Ils devinrent ainsi les premiers noirs de l’Interprovincial Rugby Football Union (IRFU, surnommé « Big Four », qui deviendra la division est de la LCF).  Leur arrivée ne fit toutefois pas l’unanimité.  Ottawa et Toronto menacèrent initialement de boycotter les matchs impliquant les Alouettes, avant de se raviser.

Moody ne fit que passer, mais Trawick laissa sa marque.  Jouant autant sur la ligne offensive que défensive (ce qui était commun à l’époque), Trawick fut nommé sur l’équipe d’étoiles du « Big Four » dès sa saison recrue, ainsi que pour les quatre années suivantes, pour un total de sept au cours de sa carrière.  Pendant les douze saisons qu’il joua, toutes à Montréal, il participa à quatre finales de la Coupe Grey, incluant la victoire de 1949, où il marqua un touché.  Il fut nommé capitaine en 1951.
 
À sa dernière saison, en 1957, il demeurait le dernier joueur de l’édition originale des Alouettes.
 
Originaire de la région de Pittsburgh, il s’établit en permanence à Montréal, où il décéda en 1985, à l’âge de 64 ans.
 
Il fut élu au Temple de la Renommée du Football Canadien en 1975 et au Panthéon des Sports du Québec en 1995.  Les Alouettes ont retiré son numéro 56, qu’il porta la majeure partie de sa carrière. 
 
Depuis 1997, un parc porte son nom dans le quartier de la Petite-Bourgogne, à Montréal, au coin des avenues Richmond et Lionel-Groulx.
 

Sources : Lemay, Daniel, Montréal Football, Un siècle et des poussières, Éditions La Presse, 2006, p.46,
« Panthéon des Sports du Québec : Herb Trawick, Football » de Paul Foisy, septembre 2008 (rds.ca), cfhof.ca, wikipedia.org.

jeudi 13 décembre 2012

Red Storey


Red Storey a surtout fait sa marque comme arbitre dans la LNH.  Il possédait toutefois plusieurs talents.  Il a joué à un niveau très compétitif à la crosse, sport qui était très populaire durant la première moitié du 20e siècle.  Il a de plus joué au baseball à un niveau suffisamment élevé pour recevoir une offre des Athletics de Philadelphie de la Ligue Américaine.  Au hockey, il s’est aligné avec le Royal de Montréal, de la Ligue Senior de Montréal.
En tant que joueur, c’est toutefois au football où il a eu une carrière professionnelle plus significative.  Il s’est aligné avec les Argonauts de Toronto de 1936 à 1941, comme demi offensif.

Il fut membre de l’équipe championne de la Coupe Grey en 1937, mais son principal fait d’armes est arrivé pendant la finale de 1938.  Il avait passé la majeure partie de la saison en tant que réserviste et ce match ne fit pas exception.  Alors que Toronto traînait de l’arrière 7-6 après trois quarts, l’entraîneur fit finalement appel à lui.  C’est alors qu’en douze minutes de jeu, il marqua trois touchés, menant presqu’à lui seul les Argos à la victoire.

C’est suite à une blessure qui mit fin à sa carrière qu’il se tourna vers l’arbitrage, autant à la crosse qu’au hockey et au football.  Il arbitra pendant une douzaine d’années dans ce qui devint plus tard la LCF.
Quant à la LNH, c’est en 1950 qu’il l’atteignit.  Reconnu comme l'un des meilleurs de sa profession, il officia sept finales de la Coupe Stanley consécutives, de 1952 à 1958.  En 1959, lors d’un match des séries entre Montréal et Chicago, l’entraîneur des Black Hawks accusa Storey de ne pas avoir sifflé des pénalités des Canadiens.  Le président de la ligue, Clarence Campbell, affirma alors que Storey avait gelé sur quelques décisions.  (Le match se déroulait pourtant à Chicago.)  Suite à cela, Storey démissionna immédiatement.  On lui demanda de revenir, mais il a toujours refusé.

Il a par la suite arbitré de nombreuses parties des anciens, été présent dans les médias et participé à plusieurs oeuvres de charité.

Il a été élu au Temple de la Renommée du Hockey en 1967 et au Panthéon des Sports du Canada en 1986.  Il reçut l’Ordre du Canada en 1992.
Il est décédé en 2006.
Son fils Bob a gagné la Coupe Grey en 1967 avec Hamilton et en 1970 avec Montréal.
Sources : « Storey a man of talents and tales » de Red Fisher, 16 mars 2006, Montreal Gazette (canada.com), “Hall of Fame Hockey: Roy Alvin (Red) Storey”, Touchdown!, 1999 Season, p.50, sportshall.ca.

lundi 10 décembre 2012

Wayne Coleman


Provenant d’un foyer pauvre, où son père était malade, Coleman eut une jeunesse plutôt mouvementée.  Il se trouva toutefois un intérêt pour la musculation.
Un de ses amis lui a un jour suggéré de se présenter au camp des Raiders d’Oakland, alors dans l’American Football League (AFL), où il ne fit pas l’équipe.  Il tenta ensuite sa chance avec les Oilers de Houston du même circuit, toujours sans succès.

Il se présenta en 1968 au camp des Stampeders, avant d’aboutir finalement avec les Alouettes, où il eut l’occasion de jouer cinq matchs.  Ce fut la fin de sa brève carrière de footballeur.
Il fut ensuite recruté par le promoteur de Calgary Stu Hart (un ex-Eskimo, mais aussi le père de Bret Hart) pour devenir lutteur.  Sa technique laissait toutefois passablement à désirer.

 
Il décida ensuite de retourner chez lui, en Arizona, où il fut pris sous l’aile d’un autre lutteur, « Dr. Jerry Graham ».  Comme selon le script, il devait être son frère, il devint donc un Graham.  Il prit le prénom de Billy, en pensant au prédicateur du même nom.
Il fit son chemin à travers plusieurs organisations de lutte, avant de se joindre à la WWF.  S’alignant du côté des « méchants », Superstar Billy Graham ne devint jamais un grand technicien, mais compensa avec sa force et son physique.  Physique que d’ailleurs, il aida grandement avec de grandes quantités de stéroïdes.
Il devint éventuellement champion, mais se disputa avec le promoteur Vince McMahon, parce qu’il désirait passer du côté des « bons ».  McMahon considérait qu’un champion du côté des « bons » ne pouvait pas être un flamboyant blond teint avec un physique de culturiste.  Quelques années plus tard, après avoir pris la relève, le fils de McMahon, Vince McMahon Jr., désigna comme champion des « bons » Hulk Hogan, un lutteur au même profil que Graham.  Celui-ci en garda une rancœur, estimant que c’est lui qui aurait dû avoir la carrière (et les revenus qui s’y rattachent) que Hogan a eus.
Graham a ensuite eu des problèmes de dépression, de drogue et d’argent.  Il a fini par se réinventer un nouveau personnage (chauve, avec une moustache, supposément adepte des arts martiaux), mais avec un peu de succès.  Après un autre passage à vide, il tenta un retour en 1986, mais les stéroïdes sont revenus le hanter.  En plus d’être devenu stérile, sa hanche était en train de lâcher.  Une opération l’obligea à arrêter de lutter, mais il resta dans les cercles de la WWF sous divers rôles (gérant, etc.)
 
Dans les années 1990, il poursuivit la WWF, l’accusant de l’avoir forcé à prendre des stéroïdes.  La poursuite fut finalement rejetée, puisqu’il en avait déjà pris plusieurs années auparavant.
La suite fut une longue série de disputes et de poursuites, envers la WWF et d’autres et pour toutes sortes de sujets, qui furent toutes rejetées également.
 
Élu malgré tout au Temple de la Renommée de ce qui s’appelle aujourd’hui la WWE, il vendit sa bague sur eBay, parce qu’il avait besoin d’argent.
Il vit aujourd’hui relativement pauvrement dans la région de Phoenix et souffre toujours d’une hépatite qu’il aurait supposément contractée dans le ring, à l’époque où les lutteurs se coupaient volontairement le front pour créer un effet spectaculaire.  (Il exclut la possibilité qu’il y ait un lien avec la consommation de stéroïdes.)  

Sources:  “Superstar Billy Graham Made It Big In Wrestling – Now The Steroids That Made Him There May Be Killing Him” de Gregory Pratt, 31 mars 2011, Phoenix New Times (phoenixnewtimes.com), cflapedia.com.

vendredi 7 décembre 2012

Pause Pub #10 - Minute Muffler

 
En ce qui me concerne, ce bébé me paraît plus terrrorisé qu'autre chose...
 
 

mardi 4 décembre 2012

Russ Jackson


Après un passage remarquable à l’Université McMaster de Hamilton (sa ville natale), Russ Jackson fut choisi en première ronde (sixième au total) par les Rough Riders d’Ottawa en 1958.  Malgré cela, des doutes subsistaient.  Déjà à cette époque, la position de quart-arrière était dominée par des américains.  Jackson était toutefois confiant en ses moyens, au point de ne pas poursuivre le processus de sélection pour une Bourse Rhodes, où il avait été mis en nomination après ses études en mathématiques. 
 
Il signa donc avec les Riders, mais comme demi défensif.  Pourtant, il ne mit pas de temps à retrouver sa vraie position, au quart.  En fait, non seulement est-il parvenu à y jouer, mais il s’y est abondamment illustré.  Au cours de ses douze saisons (toutes passées à Ottawa), il a été nommé meilleur joueur de la ligue trois fois (1963, 1966 et 1969), quatre fois le meilleur canadien et six fois sur l’équipe d’étoiles de l’est, dont trois fois sur celle de la ligue.  Il se mérita aussi en 1969 le Trophée Lou Marsh (athlète par excellence au Canada, tous sports confondus).  Il s'agit néanmoins de la même année où il annonça sa retraite.  Il se retira donc au sommet de sa gloire.
 
Il mena de plus son équipe à la finale de la Coupe Grey à quatre reprises, mettant la main sur le précieux trophée trois fois (1960,1968 et 1969).
 
Quart versatile, il est le canadien ayant accumulé le plus de verges par la passe avec 24 592.  Il s’agit également du treizième total de la ligue, malgré qu’il ait débuté sa carrière à une période où le jeu mettait beaucoup plus d’emphase sur la course.  Ça ne l’empêcha toutefois pas de courir amplement et d’accumuler 5045 verges au sol, soit une moyenne de 6,8 verges par course.
 
Ayant été professeur de mathématiques pendant une bonne partie de sa carrière, il devint à sa retraite directeur d’école.
Il tenta un retour au football en tant qu’entraîneur-chef des Argonauts en 1975.  L’équipe torontoise traversait toutefois à cette époque une période difficile et l’expérience, qui dura deux ans, ne fut pas concluante.  Il retourna donc au monde scolaire, en plus d’agir comme analyste à la radio pour les matchs des Tiger-Cats.
Russ Jackson est aujourd’hui membre du Temple de la Renommée du Football Canadien et officier de l’Ordre du Canada.  On peut aussi voir son nom sur l’Allée des Célébrités à Toronto.
Depuis 1986, le réseau de football universitaire remet un trophée portant son nom pour souligner l’excellence autant sur le terrain qu’au niveau académique d’un joueur.
Sources : canadaswalkoffame.com, cflapedia.com, wikipedia.org.

samedi 1 décembre 2012

Björn Nittmo


Bien qu’ayant étudié aux États-Unis, à Appalachian State University, Björn Nittmo est devenu le deuxième joueur né en Suède à atteindre la NFL (et le premier à y jouer une saison complète).  Évoluant dans le marché new yorkais, avec les Giants comme botteur de précision, il attira l’attention de l’animateur David Letterman, qui se mit à faire des blagues avec son nom et l’invita même à son émission.

 

Son passage avec les Giants se limita toutefois à une saison.  L’année suivante, il tenta de faire sa place chez les Chiefs de Kansas City, mais sans succès.
 
1991, c’est la saison inaugurale de la Ligue Mondiale (World League of American Football ou WLAF).  Bien qu’originaire du vieux continent, Nittmo ne se retrouva pas avec une des équipes européennes du circuit, mais bien avec la Machine de Montréal.  L’équipe eut toutefois des succès plutôt relatifs, avec une fiche de 4-6.  Nittmo revint l’année suivante, mais l’équipe termina avec une fiche de 2-8.  Les opérations de la ligue furent ensuite suspendues, avant de renaître en 1995 sous le nom de NFL Europe, mais sans la Machine et les équipes basées aux Etats-Unis.  L’aventure dura jusqu’en 2007.


 
Nittmo continua toutefois son chemin dans le football professionnel en s’alignant avec les Thunderbolts de Cleveland de l’Arena Football League en 1993.
 
En 1994, il prit le chemin de la Louisiane.  Il se joignit aux Pirates de Shreveport, la franchise américaine de la LCF accordée aux Glieberman, les ridicules anciens propriétaires des Rough Riders d’Ottawa, pour les empêcher de déménager l’équipe.
 
Les Glieberman administrèrent les Pirates comme ils l’avaient fait avec les Rough Riders.  Leur premier entraîneur-chef, John Huard, fut congédié avant le premier match.  De plus, il fallut attendre à la quinzième semaine avant de les voir remporter leur première victoire.  Durant les deux ans de leur existence, où Nittmo fut présent du début à la fin, les Pirates remportèrent seulement huit matchs.


 
Nittmo retourna alors dans l’Arena Football League, changeant d’équipe à chaque année : Tampa Bay en 1998, Buffalo en 1999, Arizona en 2000 et la Caroline en 2001.
 
En 1999, il joua le rôle d’un botteur dans le film « Any Given Sunday ».
 
En 2005, les Glieberman refirent surfacent à Ottawa et ramenèrent Nittmo au camp de l’équipe qui s’appelait alors les Renegades, mais il ne fit pas l’équipe.

mercredi 28 novembre 2012

Pause Pub #9 - Massey Ferguson

 
De nos jours, l'importance du tracteur à gazon a probablement diminué pour l'entretien du terrain au Stade Molson.  Le tapis, ça ne pousse pas très vite...
 
 

dimanche 25 novembre 2012

Champions de la Coupe Grey de... 1908?

Cette année sera la centième fois où la Coupe Grey sera remise.  La vénérable Coupe a toutefois plus de cent ans, puisque, entre autres en raison de la Première Guerre Mondiale, elle n’a pas été remise en 1916, 1917, 1918 et 1919.
 
C’est en 1909 qu’elle a été remise pour la première fois.  Pourtant, avec un peu d’observation, on peut y voir que les champions de 1908 sont les Tigers de Hamilton.  D’où vient cette inscription?
 
En 1915, les Tigers ont mis la main sur la Coupe.  Il était alors prévu qu’après leur saison, la plupart de leurs joueurs partent pour la guerre.  Il était donc évident que plusieurs n’auraient pas d’autres occasions de la gagner.  Ils ont donc décidé de se la décerner une fois de plus.
 
 
En 1908 (donc l’année avant qu'Earl Grey ne donne la Coupe), les Tigers avaient gagné le championnat national, en battant l’Université de Toronto.  Ils ne reçurent toutefois pas la Coupe, pour la simple raison qu’elle n’existait pas encore…
 
Lorsqu’ils ont eu la Coupe en leur possession, ils ont donc décidé de corriger cette « erreur » en l’apportant chez un graveur pour lui faire inscrire leur victoire de 1908.  L’inscription était toutefois très petite et ce n’est qu’en 1951, alors que la Coupe a été agrandie, qu’elle a été notée.  Une fois que les historiens ont pu retracer l’histoire, il a été décidé de la laisser en place, faisant ainsi partie du folklore de la Coupe Grey.  
 
Sources : Connor, Brendan, The Broadview Book of Sports Anecdotes, Boadview Press, 1989, p.14.

jeudi 22 novembre 2012

La première victoire de l'ouest



L’année 1935 marqua un tournant au football canadien à bien des égards.  Clairement déclassées, les équipes universitaires cessèrent d’abord d’aspirer à la Coupe Grey (chose qu’elles pouvaient faire jusque là).
Parmi les autres aspirants, il y avait les champions de niveau senior et bien sûr ceux de l’Interprovincial Rugby Football Union, aussi connu sous le nom de « Big Four » (aujourd’hui la division est de la LCF).  
Il y avait aussi ceux de l’ouest (Western Canada Rugby Football Union), mais jusque là, ils n’avaient pas représenté une réelle menace.  Jamais une équipe de l’ouest n’avait mis la main sur la Coupe Grey.  Le club de Winnipeg (plus tard connu sous le nom de « Blue Bombers ») décida alors de prendre les grands moyens pour remédier à la situation.
Déjà quelques années auparavant, le club avait embauché comme joueur-entraîneur un américain, Russ Rebholz.  Ils décidèrent alors de dépenser la somme de 7500$ pour attirer sept autres joueurs américains dans leur équipe.  Ils utilisèrent également un autre argument de poids.  En cette période de grande dépression, ils promirent aussi un emploi aux joueurs en question.
 Russ Rebholz
Winnipeg connut une saison sans défaite dans la conférence de l’ouest.  Toutefois, peu habituées à des équipes de qualité venant de l’ouest, celles de l’est demeurèrent sceptiques.  (À noter qu’à cette époque, les équipes de l’ouest et de l’est ne se rencontraient que pour les éliminatoires et se connaissaient donc très peu.)
Une fois rendu dans l’est pour le match de la Coupe Grey, Winnipeg joua un match préparatoire contre une équipe collégiale, où son résultat fut peu impressionnant.  La nouvelle fut rapportée, ce qui créa l’impression qu’encore une fois, l’équipe de l’ouest n’offrirait pas une intense compétition.  Ce qui n’était toutefois pas connu est le fait que les joueurs avaient intentionnellement changé de position pour brouiller les cartes.
Le jour du match venu, Winnipeg battit les Tigers de Hamilton 18-12.
Plutôt amer, l’est exigea que pour jouer à la Coupe Grey, un joueur ait habité au Canada depuis au moins un an.  De plus, le nombre de joueurs américains fut limité à cinq. 
Comme ces derniers étaient pratiquement toujours des professionnels, il s’agissait donc d’une reconnaissance officielle du professionnalisme, un autre tournant important.  Jusque là, le phénomène existait (des joueurs pouvaient recevoir des montants d’argent ou des « cadeaux »), mais pas formellement, ni officiellement.
Ne voulant pas se conformer aux nouvelles règles qui leur auraient demandé de laisser derrière certains de leurs joueurs américains, les champions de l’ouest de 1936, les Roughriders de Régina refusèrent de disputer la Coupe Grey.  Le match opposa donc les champions du "Big Four" (les Rough Riders d’Ottawa) aux champions seniors (les Imperials de Sarnia).  Sarnia l’emporta 26-20.
Source : Currie, Gordon, 100 Years of Canadian Football, Pagurian Press, 1968, p.94-98.

lundi 19 novembre 2012

Pause Pub #8 - Calgary Export

Pour les Stampeders, qui ont surpris les grands favoris, les Lions, et qui iront affronter les Argos sur leur terrain.

Non, il n'y a pas que les partisans des Alouettes qui sont déçus...  Mais on ne peut pas gagner à chaque année...

samedi 17 novembre 2012

Larry Uteck

Après avoir débuté son stage universitaire à l’Université du Colorado, Larry Uteck le termina à l’Université Wilfrid Laurier, à Waterloo, Ontario.  Au repêchage de 1974, il fut placé sur la liste des exemptions territoriales (une notion qui sera utilisée jusqu’au repêchage de 1984 pour favoriser les joueurs locaux) des Argonauts de Toronto.

Demi défensif qui avait la réputation de frapper très solidement, il joua trois saisons avec les Argos, où il fut nommé sur l’équipe d’étoiles de l’est à chaque occasion.  Suite à sa première saison, il fit quelque chose d’assez inhabituel pour l’époque.  Il fit un voyage au Viêt Nam et au Cambodge, une région toujours en proie à des violences à ce moment, pour constater par lui-même la situation.
 
Il passa ensuite la saison 1977 avec les Lions, avant de se retrouver à Montréal en 1978 et 1979.  C’est d’ailleurs son interception, suivi d’un touché, qui permit aux Alouettes de passer à la finale de la Coupe Grey de 1978, et ainsi  pouvoir défendre leur titre.  (Ce sont finalement les Eskimos qui eurent le dessus dans ce duel.)
 
 
En 1980, suite à un mouvement jeunesse, il fut libéré par les Alouettes en même temps que d’autres vétérans, et se retrouva avec Ottawa.  Une blessure au cou vint toutefois mettre fin à sa carrière peu après.
 
Voulant demeurer dans le monde du football, le torontois de naissance déménagea à Halifax pour devenir entraîneur adjoint des Huskies de l’Université St.Mary’s.  L’année suivante, il devint entraîneur-chef.  Il fit alors de SMU un programme de haut niveau, tout en accordant beaucoup d’attention aux études.  Il dirigea les Huskies à trois finales de la Coupe Vanier (1988-1990-1992), mais sans la gagner.  Il fut aussi nommé entraîneur de l’année au Canada en 1988 et 1992.  Il y resta jusqu’en 1997.
 
Parallèlement, toujours impliqué dans sa communauté, il fut élu conseiller municipal en 1994 et fut désigné maire adjoint en 1998.
 
Toutefois, à partir de 1997, il commença à ressentir des symptômes de ce qui s’avéra être la sclérose latérale amyotrophique (SLA), connue aussi sous le nom de maladie de Lou Gehrig, et qu’on associe de plus en plus aux coups à la tête.  Il fut diagnostiqué en 1998.  Il avait été pressenti pour faire le saut en politique provinciale, mais dut évidemment abandonner l’idée.
 
En 1999, il dut mettre de côté la politique municipale.  C’est son épouse Sue qui reprit son poste de conseiller.
 
Les années qui suivirent furent pénibles.  La maladie avança et sa condition se détériora.  On profita tout de même de l’occasion pour l’honorer.  Un boulevard porte maintenant son nom à Halifax, dans le secteur Bedford.  Il reçut également l’ordre du Canada.  Et il vit ses Huskies gagner la Coupe Vanier en 2001 et en 2002.
 
Larry Uteck est décédé le jour de Noël, en 2002.
 
Cet après-midi, le Rouge et Or de l’Université Laval et les Axemen d’Acadia se disputeront la Coupe Uteck, nommée en son honneur.
 
Sources : “Larry Uteck” de Graham Fraser, 5 juin 2003, The Globe and Mail (smu.ca), “Uteck dies at age 50” de Michael Lightstone, 26 décembre 2002, The Chronicle-Herald (herald.ns.ca), cflapedia.com, wikipedia.org.

mercredi 14 novembre 2012

Nick Arakgi


Nick Arakgi s’est amené à Montréal en 1979 alors que les Alouettes étaient à la fin d’un cycle très intéressant et où il eut la chance de participer au match de la Coupe Grey (remporté par les Eskimos).  Il s’était auparavant illustré au sein des équipes de football et de basketball de l’Université Bishop’s. 
Les choses se sont toutefois gâtées par la suite lorsque les grands projets de Nelson Skalbania ont tourné au cauchemar. (Voir texte du 8 septembre) En 1982, l’équipe en faillite, ressuscitée sous le nom de « Concordes », est décimée et très faible.  Au cours du cycle pénible qui s’en suivit, Arakgi obtint finalement sa chance de jouer plus régulièrement et fut un des rares points positifs de l’équipe.  Malgré l’instabilité dans l’alignement (incluant au poste de quart) et des résultats qui laissent à désirer, Arakgi réussit à s’illustrer.



Au cours de cette même année 1982, malgré que l’équipe termina avec une fiche de 2-14, Arakgi réussit 89 attrapés, 6 touchés et accumula 1062 verges.  Il fut aussi nommé sur l’équipe d’étoiles de l’est.

Après une petite baisse de régime en 1983, il revint en force en 1984.  Il atteint des sommets personnels de 1078 verges et 10 touchées.  Malgré qu’il évoluait avec une équipe très ordinaire d’une fiche de 6-9-1, il fut nommé meilleur canadien de la ligue.

L’année 1985 vit le retour à la respectabilité de l’équipe avec une fiche de .500 (8-8) pour la première fois depuis 1980.  Ce fut toutefois sa dernière saison à Montréal.  Il subit par après d’une sévère fracture au cou qui lui fit rater la saison 1986 au complet, la dernière sous cette forme de la franchise montréalaise, qui fut dissoute.

Lors du repêchage de dispersion, Arakgi fut sélectionné par les Blue Bombers.  Ce retour après une telle blessure lui valut le trophée Tom Pate (esprit sportif et contribution à la communauté) pour la saison 1987, sa dernière comme joueur.

Arakgi habite aujourd’hui à Toronto, où il travaille pour la firme d’affichage publicitaire CBS.  Son fils Jason s’aligne quant à lui pour les Lions.

Sources : « Un ancien des Alouettes au Temple des Gaiters », 24 septembre 2004 (rds.ca), cflapedia.com, cfl-scrapbook.no-ip.org, wikipedia.org.

dimanche 11 novembre 2012

Jake Gaudaur

Originaire d’Orillia, en Ontario, Jake Gaudaur semblait destiné à suivre les traces de son père, qui pratiqua l’aviron à un niveau professionnel.  Il joua également au hockey et à la crosse, mais à l’âge de 19 ans, il découvrit le football.  Il se joignit aux Tigers de Hamilton en 1940, avant de rejoindre les Argonauts en 1941.

Arriva ensuite la guerre, où il servit dans l’aviation.  Pendant cette période, les activités de la ligue furent suspendues et la Coupe Grey fut disputée par des équipes de militaires.  Il fit alors partie de l’équipe de l’aviation de Toronto qui mit la main sur la Coupe en 1942.  Sept de ses coéquipiers périrent ensuite à la guerre.
En 1945 et 1946, il joua au niveau senior avec les Indians de Toronto.  Il en profita également pour se familiariser avec certains aspects administratifs, puisqu’il était également actionnaire de l’équipe.  Cette expérience lui servit plus tard.
Après un passage d’une saison avec les Alouettes en 1947, il retourna à Hamilton avec les Tigers.  En 1950, il y eut fusion entre le niveau senior et le niveau professionnel du « Big Four » de la ville.  Les Tigers fusionnèrent avec les Wildcats et devinrent les Tiger-Cats.  Il y fut jusqu’en 1953, année où les Tiger-Cats gagnèrent leur première Coupe Grey sous leur forme actuelle.
Déjà directeur de l’équipe depuis 1952, il devint président à sa retraite comme joueur, titre auquel il ajouta celui de directeur-gérant en 1956, et qu'il conserva jusqu’en 1967.  Pendant ses douze ans à la tête de l’équipe, les Tiger-Cats se rendirent neuf fois à la finale de la Coupe Grey, la gagnant en 1957, 1963, 1965 et 1967.
 
Il fut ensuite nommé commissaire de la ligue, titre qu’il détint pendant seize ans, soit le plus long règne à ce poste.  Durant cette période, il vit à faire entrer la LCF dans l’ère moderne, étant entre autres impliqué dans la négociation de différents contrats de télévision.  Il vit également à la création du Temple de la Renommée du Football Canadien, dont il est bien sûr membre.  Il a également reçu l’ordre du Canada.
 
Il est décédé en 2007, à l’âge de 87 ans.
 
Depuis 2010, de concert avec le ministère des Anciens Combattants, la ligue remet le Trophée Jake Gaudaur au joueur qui personnifie le plus les valeurs des anciens combattants de sacrifice et d’accomplissement.
Sources : “Jake the CFL Great” de Drew Edwards, 27 novembre 2010, Hamilton Spectator (thespec.com), “Obituary - Jake Gaudaur, 87: Former CFL Commissioner” de Dan Ralph, 5 décembre 2007, Toronto Star (thestar.com), cfhof.ca, wikipedia.org.

jeudi 8 novembre 2012

Pause Pub #7 - Tundra

Don Jonas, quart-arrière des Blue Bombers au début des années 1970, un homme de son temps.

Ou si vous préférez, les modes, ça passe...

lundi 5 novembre 2012

Sam Berger



Avocat de formation, Sam Berger avait toujours été un fan de football. À partir de 1930, alors âgé de 30 ans, il devient impliqué avec l’équipe de sa ville, les Rough Riders d’Ottawa. Au fil des années, il occupe les postes de conseiller juridique, puis président et finalement propriétaire. Pendant les neuf ans qu’il a été président, l’équipe s’est rendue quatre fois à la finale de la Coupe Grey, la remportant trois fois.

Pendant cette période, il a également été candidat à la mairie d’Ottawa en 1960 et 1962, mais sans succès.

En 1969, les Alouettes sont à la dérive sur le terrain depuis quelques années. C’est à ce moment que Berger vend les Rough Riders et donne l’argent reçu de la vente à des œuvres de charité. Il achète alors les Alouettes de Joe Atwell pour 1,2 million $ et entreprend de les reconstruire.


Après la période glorieuse des années 1950 et la période noire des années 1960, l’histoire des Alouettes entreprend un nouveau chapitre. Dès 1970, la Coupe Grey retourne à Montréal, un baume pour la population qui vient de passer à travers la Crise d’octobre. D’autres Coupes Grey suivront en 1974 et 1977, en plus d’autres matchs de finale en 1975, 1978 et 1979.

À noter que pendant cet intervalle, Sam Berger a également été propriétaire de l’Olympique de Montréal, la première équipe de la NASL à Montréal (et donc précurseur du Manic) de 1971 à 1973.


MtlOlympique

Après avoir assez rapidement constaté que l’Autostade était un endroit venteux et peu accessible et donc un boulet pour l’organisation, il a tenté un retour infructueux au Stade Molson en 1972. C’est finalement en 1976 que les Alouettes quitteront définitivement l’Autostade, déménageront au tout nouveau Stade Olympique et y attireront des foules considérables. En saison régulière, ils totaliseront une assistance moyenne de 59 525 personnes en 1977 et 54 494 personnes en 1978.

La période de Sam Berger à la tête des Alouettes peut donc certainement être considérée comme l'une des plus fructueuses de leur histoire, autant sur le terrain que dans les estrades. Toutefois, vers la fin, il y eut quelques critiques quant à la gestion serrée de certains postes de dépenses et des joueurs se plaindront des salaires qui leur avaient été consentis.

En 1981, maintenant âgé de 81 ans, il vend l’équipe à Nelson Skalbania (voir texte du 8 septembre), une personne à la personnalité beaucoup plus flamboyante et qui lui, ne regardait pas à la dépense… et qui mènera l’équipe à la faillite.

Il est décédé en 1992, à l’âge de 92 ans.

Il est le père de David Berger, qui a été député libéral fédéral de Laurier de 1979 à 1988 et de St-Henri-Westmount de 1988 à 1994. Pendant cette période, il a aussi été secrétaire parlementaire. Il a ensuite été nommé ambassadeur.

Sources : Turbis, Pierre et Bruneau, Pierre, La grande histoire des Alouettes de Montréal, Les Éditions de l’Homme, 2007.

« MLS 101 – Le tour des propriétaires » de Matthias Van Halst, 22 août 2011 (impactmontreal.com), sportslogos.net, wikipedia.org

Initialement publié sur pucktavie.blogspot.com