vendredi 29 mars 2013

Garney Henley


Repêché par les Packers de Green Bay, Garney Henley prit plutôt la direction de Hamilton en 1960.  Les Tiger-Cats étaient alors déjà dans une période assez heureuse, s’étant rendus à la finale de la Coupe Grey au cours des trois années précédentes.  Henley contribua donc à maintenir les Ticats à un haut niveau.
 
Sa carrière dura seize saisons, qu’il passa toutes dans la ville de l’acier.  Après son année recrue, les Tiger-Cats participèrent à la finale les cinq années suivantes.  Au total, Henley participa à sept finales, la gagnant à quatre reprises : 1963, 1965, 1967 et 1972 (cette dernière devant ses partisans).
 
À son arrivée, il était courant de jouer autant en défensive qu’en attaque.  Bien qu’il se distinguait principalement en défensive, au poste de secondeur, Henley jouait aussi comme receveur de passes.  Toutefois, sa polyvalence ne s’arrêtait pas là, puisqu’il a aussi agi comme retourneur de botté et demi-offensif.
 
Les années qui suivirent apportèrent une spécialisation dans les positions et Henley fut utilisé beaucoup plus en défensive.  De 1963 à 1971, il fut sélectionné à chaque année sur l’équipe d’étoiles de la ligue comme secondeur.  Grand et élancé, il n’avait pourtant pas un physique typique pour cette position.  En 1970, il atteint son sommet, avec dix interceptions. 
 
À partir de 1972, les Tiger-Cats eurent besoin de renfort au poste de receveur de passe.  Le secondeur étoile fut donc reconverti en joueur d’attaque.  Henley répondit à l’appel de façon si brillante qu’il fut cette année-là encore désigné sur l’équipe d’étoiles, mais cette fois comme receveur de passe.  Et comme si ce n’était pas assez, il remporta aussi le Trophée Schenley du meilleur joueur de la ligue.
 
Il demeura à l’attaque jusqu’en 1975, alors qu’il partagea sa dernière saison des deux côtés.
 
Il se consacra ensuite au football universitaire, avec Mount Allison, Brock et Guelph. 
 
En 1995 et 1996, il occupa le poste de directeur des opérations football des Rough Riders d’Ottawa, alors dans une période des plus pénibles.  C’est dans ces fonctions qu’il commit un fâcheux impair.  Au repêchage de dispersion, il sélectionna Derrell Robertson, un joueur du Posse de Las Vegas qui avait trouvé la mort quelques mois auparavant dans un accident d’automobile.  Henley aurait au préalable consulté son entraîneur avec le Posse, Ron Meyer, qui n’était pas plus au courant.  Ce n’est que lorsque les Rough Riders tentèrent de le contacter qu’ils s’en rendirent compte.
 
Membre du Temple de la Renommée du Football Canadien et du Football Collégial Américain, il habite aujourd’hui dans son état natal, le Dakota du Sud.
 
Sources : cfhof.com, cflapedia.com, wikipedia.org.

lundi 25 mars 2013

Milt Campbell


Au décathlon des Jeux Olympiques de Melbourne, en 1956, c’est Rafer Johnson qu’on attendait, lui qui venait récemment de battre le record du monde.  Il y avait bien Milt Campbell parmi les compétiteurs, un autre américain, qui avait gagné l’argent à Helsinki, en 1952.  Pourtant, il s’était principalement concentré sur les haies en vue des essais olympiques.  Ayant terminé quatrième, il s’est rabattu sur le décathlon, sa discipline initiale.  Il se reprit plus tard en battant Lee Calhoun, le champion olympique du 110m haies, dans une autre compétition.
Campbell renoua avec les Olympiques de grande façon à Melbourne, en enlevant l’or au décathlon, devant ce même Johnson. Il devint ainsi le premier noir à réaliser cet exploit.  En fait, sans une « contre performance » au saut à la perche, Campbell aurait battu le record du monde de Johnson.  Ce dernier dut attendre jusqu’à Rome, en 1960, pour mettre la main sur l’or olympique.
 
Comme si le fait de briller au décathlon ne révélait pas suffisamment un athlète complet, Campbell excellait également au football et à la natation.  D’ailleurs, il étudiait à l’Université de l’Indiana avec une bourse d’athlétisme ET de football.  Ses performances lui valurent d’être repêché par les Browns de Cleveland, une équipe reconnue pour être ouverte aux afro-américains.
Campbell se rapporta aux Browns pour la saison 1957, mais les choses ne se passèrent pas comme il avait prévu et il suspecta que le fait qu’il soit marié avec une blanche avait quelque chose à y voir.  Il quitta alors Cleveland pour Hamilton, en 1958, où il joua dans le champ arrière des Tiger-Cats.
Il joua ensuite trois matchs à Montréal en 1959, un à Toronto en 1961 et huit autres, toujours à Toronto, en 1964.  Il jugea toutefois qu’on ne l’utilisait pas à son plein potentiel là non plus.
Il habita au Canada jusqu’en 1967.  Par la suite, les émeutes de Newark (sur base de tension raciale) l’incitèrent à retourner dans son New Jersey natal.
Il est ensuite devenu conférencier et s’est impliqué auprès des enfants démunis.
Campbell est membre du Temple de la Renommée du New Jersey depuis 2012, même si comparé à d’autres gagnants du décathlon olympique, il est un peu tombé dans l’oubli.

Il est décédé le 2 novembre 2012, à l'âge de 78 ans, des suites d'un cancer.
Sources : “Best Athlete You Never Knew” de Merrell Noden, 5 août 1996 (sportsillustrated.cnn.com), "Olympic decathlon champion, CFL player Milt Campbell dies", 3 novembre 2012, Associated Press (cbc.ca), njsportsheroes.com, cflapedia.com.

jeudi 21 mars 2013

dimanche 17 mars 2013

Gerry McGrath


Pendant la majeure partie des années 1970, la position de botteur de précision chez les Alouettes a été plutôt stable.  Don Sweet s’y était installé en 1972 et faisait le boulot.  Gerry McGrath, un montréalais d’origine, avait été invité au camp en 1979 et en 1980, mais Sweet demeurait en place.
 
Par contre, il y eut un mouvement jeunesse effectué en août 1980 et des vétérans, incluant Sweet, furent libérés.  McGrath prit alors sa place, devenant botteur de précision, mais aussi de dégagement.

 
En 1981, c’est justement ses habiletés avec les bottés de dégagement qui firent que McGrath conserva le poste devant une jeune recrue, Dave Ridgway.  Ce même Ridgway fit sa place avec la Saskatchewan l’année suivante, connaissant une carrière de quatorze saisons qui le mena au Temple de la Renommée du Football Canadien.
 
De son côté, McGrath afficha néanmoins des résultats très ordinaires et en août, ce fut son tour à être libéré.  On rapatria alors… Don Sweet.
 
McGrath passa une partie de la saison 1982 dans l’organisation des Rough Riders d’Ottawa, mais il ne vit pas d’action.
 
Le jeu de chaise musicale se poursuivit en 1983 et 1984, alors que McGrath retourna à Montréal pour devenir botteur de dégagement des Concordes (le nouveau nom de l’équipe), avec Don Sweet comme botteur de précision.
 
À la fin de la saison, les deux botteurs furent libérés.  McGrath se retrouva alors en Saskatchewan comme botteur de dégagement, où les bottés de précision étaient la tâche de… Dave Ridgway.  McGrath passa 1985 et une partie de la saison 1986 dans l’uniforme vert et blanc.
 
Par la suite, il se tourna vers les lignes de côté.  Même s’il n’avait pas lui-même fait de passage universitaire (il était plutôt passé par le football junior, avec les Maple Leafs de Verdun), il devint coordonateur offensif des Stingers de Concordia en 1992.  Il conserva ce poste jusqu’en 2000, alors qu’il fut promu entraîneur-chef.  Il occupe toujours ce poste.
 
Au fil des ans, le programme de Concordia a connu des hauts et des bas (les Stingers ont terminé la saison 2012 avec une fiche de 1-7, incluant une défaite par forfait pour cause d’utilisation d’un joueur inéligible).  Toutefois, l’ex-botteur McGrath peut quand même affirmer que trois botteurs dans la LCF (Mike Renaud à Winnipeg, Burke Dales avec Edmonton et René Parades avec Calgary) ont joué sous ses ordres.
 
Sources : concordia.ca, cflapedia.com, wikipedia.org.

mercredi 13 mars 2013

Gilles Archambault

Quand quelque chose n’est pas dû pour arriver…

Bien qu’originaire de Chambly, Gilles Archambault n’a jamais joué pour les Alouettes.  Joueur de ligne au physique imposant (6’3’’, 270 lbs), il a joué son football universitaire à l’Université d’Ottawa.  Il eut ensuite un essai avec les Oiseaux, mais il fut finalement retranché.  Il alla alors jouer les saisons 1954 et 1955 avec les Stampeders de Calgary.  Les Alouettes tentèrent de le récupérer en 1955, mais Calgary refusa.
 
La réponse fut toutefois différente au cours de l’entre-saison.  Archambault se présenta de nouveau au camp montréalais, en 1956.  Toutefois, l’entraîneur “Peahead” Walker, un américain du sud, n’avait pas l’habitude d’utiliser beaucoup les joueurs canadiens et en plus, Archambault subit une fracture au bras.  Il fut donc libéré à la fin du camp. 

 
Ce sont finalement les Rough Riders d’Ottawa qui allèrent le chercher et c’est avec eux qu’il joua jusqu’en 1963 et qu’il gagna la Coupe Grey en 1960.
 
Sa carrière s’est toutefois terminée sur une triste note et encore une fois, il y a un lien avec les Alouettes.  Lors d’un match à Montréal, Archambault a frappé aux reins le porteur de ballon Don Clark sur un coup après le sifflet, et l’a blessé.  Voulant se venger, l’entraîneur Perry Moss demanda à ses joueurs de s’occuper d’Archambault.  Ne ménageant rien ni personne, Archambault se retrouva avec une triple fracture à la jambe et au genou.  C’en fut fait de sa carrière de joueur.  Les Riders soulignèrent son départ au cours de la mi-temps d’un match en lui remettant 1000$.

 
À sa retraite, il travailla pour Campeau Corporation et Ciment St-Laurent, avant de s’acheter une ferme d’élevage de chevaux de courses en Outaouais.  Il occupa d’ailleurs pendant un moment la présidence de l'Association des éleveurs de chevaux standardbred du Québec.
 
Il est décédé en octobre 2009 des suites d’un cancer, à l’âge de 75 ans.
 
Sources : ”Homebrews Are Signed By Alouettes”, 22 juin 1955, Canadian Press, Ottawa Citizen, p.24, “Riders Cut Two Canucks, Archambault, Korchak In”, 18 septembre 1956, Ottawa Citizen, p.11, “Former tackle to be honored”, 21 septembre 1963, Ottawa Citizen, p.11, “Jackie Parker, le meilleur de tous” de Jean-Paul Sarault, 23 novembre 2009 (rds.ca).

jeudi 7 mars 2013

Kerwin Bell


Natif de cet état, c’est un peu par la porte arrière que Kerwin Bell fit sa place à l’Université de la Floride.  Ne détenant pas de bourse, il se présenta simplement au camp et fut catalogué huitième quart de l’équipe.  En 1984, suite à une série de transferts et de blessures, il se retrouva comme quart partant et il ne rata pas sa chance.  Il fut nommé meilleur joueur de la conférence sud-est et les Gators eurent un certain succès sous sa gouverne pour les années qu’il y passa.
 
Au repêchage de 1988, il fut sélectionné par les Dolphins de Miami en 7e ronde, au 180e rang.  C’est alors qu’il débuta une carrière professionnelle qu’il passa en bonne partie dans ses valises.  En quatorze ans, il fit partie de neuf équipes, dans trois ligues différentes.  Il ne passa d’ailleurs jamais plus de deux saisons consécutives au même endroit.
 
En 1988 et 1989, il passa par les Dolphins, les Falcons et les Buccaneers de la NFL, mais sans jamais voir d’action.  Quant à la saison 1990, il la rata à cause d’une blessure au genou.

 

En 1991, c’est finalement dans l’uniforme vert fluo du Thunder d’Orlando de la Ligue Mondiale (World League of American Football) qu’il foula le terrain pour un match régulier pour la première fois.  L'entraîneur-chef était Don Matthews (qu'on a vu par après à Montréal) et le coordonateur à l'attaque, Galen Hall, qui fut son entraîneur à l'université.  Bell y fut pendant les deux ans que durèrent l’aventure du Thunder et de la WLAF.

 
Il prit ensuite le chemin de Sacramento, pour se joindre aux Gold Miners, la première équipe américaine de la LCF.  Les Gold Miners avaient alors plusieurs éléments communs avec le défunt Surge de Sacramento, aussi de la WLAF.

En 1995, plutôt que de suivre le reste de l’équipe à San Antonio, il s’aligna avec les Eskimos, avant d’obtenir une autre chance dans la NFL.  Il passa les saisons 1996 et 1997 avec les Colts d’Indianapolis, participant à deux matchs en 1996, les deux seuls de sa carrière dans cette ligue.   

 
En 1998, son ex-entraîneur Don Matthews, maintenant à la tête des Argonauts, lui fit signe pour remplacer Doug Flutie derrière la ligne de mêlée, parti rejoindre les Bills de Buffalo.  Bell obtint du succès, étant désigné sur l’équipe d’étoiles, mais il ne parvint pas à mener les « Boatmen » à une troisième Coupe Grey consécutive.  Il y eut ensuite un changement d’administration dans l’équipe et Bell prit le chemin de Winnipeg.  Il retourna à Toronto au milieu de la saison 2000 et y passa une dernière campagne en 2001.

 

À sa retraite, il devint entraîneur.  Après avoir occupé différents postes à différents niveaux, il a finalement obtenu un peu de stabilité.  De retour dans sa Floride natale, il est entraîneur-chef des Dolphins de l’Université de Jacksonville depuis 2007.
 
Il fait partie du Temple de la Renommée de l’Université de la Floride.
 
Source : wikipedia.org.

lundi 4 mars 2013

Art Schlichter


Parfois, les étoiles semblent parfaitement alignées.  On s’attend à un résultat extraordinaire et puis… tout déraille.
Art Schlichter semblait avoir tout pour lui.  Extrêmement talentueux, bras puissant, très intelligent, il s’illustra comme quart-arrière des Buckeyes d’Ohio State, son état natal.  Sérieux aspirant au Trophée Heisman, il fut choisi quatrième au total du repêchage de la NFL 1982 par les Colts de Baltimore, tout juste devant Jim McMahon, des Bears.  Il reçut un bonus à la signature de 350 000$, qu’il alla brûler entièrement au jeu, en pariant sur divers événements, incluant des matchs de la NFL (mais pas de match des Colts).  Au cours de la saison, il se retrouva avec des dettes de plus de 700 000$.

Au printemps 1983, il avait tellement de dettes que ses preneurs au livre le menacèrent de le dénoncer (puisque la NFL interdisait à ses joueurs de parier sur quoi que ce soit).  Craignant qu’on le force à perdre des matchs, il alla au FBI, qui posa des accusations contre eux.  Il demanda également l’aide la ligue pour se défaire de son problème.  Il fut toutefois suspendu pour la saison 1983.
Il revint en 1984, mais après quelques matchs en 1985, il fut libéré par les Colts.  En trois saisons, il ne joua que treize parties, avec des résultats très mitigés.  Ses paris l’obsédaient complètement, même sur le terrain, et accaparaient son attention.  Il tenta un retour en 1986, avec les Bills de Buffalo, mais il ne fit pas l’équipe.
En 1987, il fut arrêté pour son implication dans une structure de paris illégaux de plusieurs millions de dollars.  Pete Rozelle, le commissaire de la NFL refusa alors de le réintégrer dans sa ligue.  Une autre demande fut faite en 1988, avec la même réponse.  Il se tourna alors vers la LCF.
Les Rough Riders d’Ottawa venaient de connaître deux horribles saisons de trois victoires chacune.  Désespérés, ils tendirent une perche (et un contrat de 100 000$) à Schlichter, qui venait tout juste de déclarer faillite, dans l’espoir de le voir se réhabiliter et de les sortir du pétrin.  Peine perdue.  Au mois d’octobre, il fut libéré, laissant derrière lui une équipe qui ne récolta finalement que deux victoires et de nouveaux ennemis, floués.

Côté football, il parvint à jouer trois saisons d’aréna football et ce, avec un certain succès.  Il gagna au passage l’Arena Bowl avec Détroit en 1990.  Il quitta toutefois en 1992, admettant qu’il avait fait une rechute avec son problème de jeu et devait s’en occuper.
Après avoir travaillé comme animateur d’une émission de radio, il déménagea en 1994 à Las Vegas.  Cette même année, sa femme  partit avec ses deux filles, après avoir reçue à leur domicile la visite d’agents du FBI qui cherchaient à retracer de l’argent qu’il avait volé.
Le reste ne fut qu’une suite de stratagèmes pour obtenir de l’argent et parier.  Très charismatique, pratiquement tout son entourage y passa.  Sa famille, sa belle-famille, des amis.  Il fut accusé à de multiples reprises de vol, de fraude et fabrication de faux.  De 1995 à 2006, il passa l’équivalent de 10 ans dans 44 prisons différentes.  En 2004, il fut mis en isolement après avoir été pris à parier avec d’autres détenus.
Une fois libéré, il s’impliqua dans une fondation pour mettre en garde contre les dangers du jeu, mais son retour sur le droit chemin ne dura pas.
En mai 2012, il fut condamné à onze ans de prison pour bris de conditions et fraude totalisant des millions de dollars, en plus d’avoir été testé positif à la cocaïne.  Toujours en utilisant son grand charisme, il a prétendu à de nombreuses personnes qu’il pouvait leur procurer des billets d’événements sportifs (incluant le Super Bowl) dans le seul but de leur soutirer de l’argent.
Une de ses victimes fut Anita Barney, la veuve de l’ancien président de Wendy’s.  Après s’être fait délester de plus d’un million de dollars par son « ami » Art, celle-ci est devenue sa complice, arrachant un demi-million de dollars à ses amis et à ses employés.
Sources :  “Art Schlichter:  Bad bets and wasted talent, Gambling Addiction leads quarterback to a cell” de Scott MacGregor, 2 juillet 2000, The Cincinnati Enquirer (enquirer.com), “Art Schlichter sentenced to 11 years”, 4 mai 2012, Associated Press (espn.go.com), “Woman involved with Art Schlichter pleads guilty to theft” de Kathy Lynn Gray, 2 juillet 2012, The Columbus Dispatch (dispatch.com), wikipedia.org.

vendredi 1 mars 2013

Pause Pub #19 - Bay King Motors

Suis-je le seul à être mal à l'aise de voir un vendeur d'autos usagées qui s'appelle "Alf Crooker"?